Pequignet Royale Paris Chrono BPM : le chronographe qui bat au rythme de la French Touch

Six mois après avoir dévoilé son tout premier chronographe manufacture, Pequignet signe déjà une variation, et pas n’importe laquelle. La Pequignet Royale Paris Chrono BPM remplace l’échelle tachymétrique par une graduation en battements par minute, pour mesurer le tempo d’un morceau plutôt que la vitesse d’une voiture. Un hommage horloger à la French Touch, disponible depuis le 15 octobre 2026. Décryptage.


Pequignet Royale Paris Chrono BPM vue de trois quarts sur fond bleu nuit
© Pequignet

Deux inventions françaises sur un même cadran

L’idée de départ est aussi simple qu’elle est bien trouvée. Le chronographe est une invention française : en 1821, Nicolas-Mathieu Rieussec chronométrait des courses hippiques sur le Champ-de-Mars. La French Touch aussi : née dans les clubs parisiens à la fin des années 90, elle a fait de la house filtrée un langage compris dans le monde entier. Deux disciplines qui partagent la même obsession du tempo et du détail.

Avec la Royale Paris Chrono BPM, la Manufacture de Morteau réunit ces deux héritages. Et elle le fait sans gadget : le principe repose sur une fonction horlogère bien réelle, celle du pulsomètre.

Comment fonctionne l’échelle BPM ?

Sur un chronographe classique, l’échelle tachymétrique calcule une vitesse moyenne sur une distance donnée. Ici, elle cède la place à une graduation « Beats Per Minute », gravée sur la seconde gouge extérieure du cadran. Le fonctionnement est celui d’un pulsomètre de médecin :

  1. On déclenche le chronographe sur un coup de grosse caisse.
  2. On compte 30 battements.
  3. On arrête le chrono : l’aiguille centrale indique directement le tempo du morceau sur l’échelle.

Pequignet s’amuse ensuite à cartographier les genres musicaux. À 60 BPM, c’est l’heure du reggae. Entre 70 et 95 BPM, vous êtes sur la planète rap. Entre 110 et 130 BPM, bienvenue dans l’univers French Touch. Au-delà de 140, la trance prend le dessus. Inutile en apparence, cette lecture parlera à tous les DJ, musiciens et mélomanes, et c’est précisément ce qui fait le charme d’une complication : transformer un instrument de mesure en objet de passion.

Macro du cadran dégradé bleu électrique et noir de la Pequignet Royale Paris Chrono BPM
© Pequignet

Un cadran « bleu électrique » pensé pour les couche-tard

Là où la Royale Paris Chrono de lancement jouait la carte du cadran opalin silver, la BPM plonge dans la nuit. Son cadran affiche un dégradé noir-bleu électrique, censé évoquer les soirées azuréennes autant que les clubs minimalistes. Les deux compteurs, petite seconde à 3 h et totalisateur 30 minutes à 9 h, sont noirs et azurés, ce qui renforce le contraste.

Les détails font la différence :

  • une texture satinée « fort » avec double gouge sur le pourtour ;
  • un logo en relief rhodié et des index biseautés, polis et satinés ;
  • des aiguilles heures et minutes en acier poli garnies de Super-LumiNova TC1 bleue ;
  • et un clin d’œil réservé aux initiés : des « barres son » entre minuit et 2 h, comme un égaliseur, rappel qu’un bon mélomane ne sature jamais son signal avant d’enchaîner le titre suivant.
Pequignet Royale Paris Chrono BPM posée sur une enceinte dans un studio son
© Pequignet

Le boîtier : 39,5 mm, l’équilibre retrouvé

Le boîtier reprend celui de la Royale Paris Chrono que nous avons testée cet été, et c’est une bonne nouvelle. 39,5 mm de diamètre, 12,7 mm d’épaisseur, 47 mm de corne à corne : des proportions rares pour un chronographe automatique, qui conviendront à la plupart des poignets.

L’acier 316L alterne finitions polies et satinées. La glace saphir bombée « glass box » apporte une touche vintage, la couronne porte la fleur de lys en relief, et les deux poussoirs polis à bout concave sont parfaitement alignés avec la couronne. Un détail de construction qu’on voit rarement à ce niveau de prix, permis par une tige déportée dans le mouvement. L’étanchéité est de 5 ATM : de quoi affronter la pluie et les mains lavées, pas la plongée (voir notre guide sur l’étanchéité des montres).

Profil de la Pequignet Royale Paris Chrono BPM montrant la couronne et les poussoirs alignés
© Pequignet

Sous le capot : le Calibre Initial® Chronographe

C’est le cœur du projet, et ce qui distingue Pequignet de beaucoup de « marques françaises ». La BPM est animée par le Calibre Initial® Chronographe, cinquième mouvement de la Manufacture et son premier chronographe, présenté à Watches & Wonders 2026.

Les points à retenir :

  • architecture à cames, plus robuste et moins sensible aux chocs qu’une roue à colonnes, avec un déclenchement franc ;
  • développement mené avec une manufacture suisse spécialiste des complications, que Pequignet ne nomme toujours pas ;
  • 72 % de composants d’origine française, tous sourcés à moins de 80 km de Morteau ;
  • réglage sur 6 positions ;
  • finitions au parti pris « mat-urbain » : pont de balancier et plaque de maintien creusés, grainés, satinés et perlés, biseaux diamantés, masse oscillante ajourée à la fleur de lys.
Calibre Initial Chronographe de la Manufacture Pequignet vu de trois quarts
© Pequignet

Le fond, tenu par six vis, offre une ouverture saphir sur ce mouvement. Pour comprendre ce qui se passe sous la glace, notre article sur le fonctionnement d’une montre automatique pose les bases.

Fond saphir de la Pequignet Royale Paris Chrono BPM sur bracelet noir
© Pequignet

Bracelet et porter

La BPM est livrée sur un bracelet Cordura noir, fermé par une boucle ardillon en acier poli et satiné frappée de la fleur de lys. Un choix plus sportif et plus décontracté que le cuir ou l’acier de la version de lancement, cohérent avec l’esprit « sportive de la nuit ». Le système de bracelet interchangeable permet de changer de look sans outil (et si vous voulez le faire sur une autre montre, voici comment changer son bracelet).

Pequignet Royale Paris Chrono BPM portée au poignet dans une ambiance bleu nuit
© Pequignet

Prix et disponibilité

La Pequignet Royale Paris Chrono BPM (réf. 9120343) est disponible depuis le 15 octobre 2026, en édition permanente, au prix public de 6 950 € TTC. On la trouve dans les boutiques Pequignet, sur pequignet.com et chez les revendeurs agréés.

C’est le même tarif que la Royale Paris Chrono sur bracelet acier. Autrement dit, le cadran BPM et sa graduation spécifique ne coûtent rien de plus.

Fiche technique

CaractéristiqueDétail
Référence9120343
BoîtierAcier 316L poli et satiné, 39,5 mm
Épaisseur12,7 mm
Entre-cornes / corne à corne20 mm / 47 mm
GlaceSaphir bombée anti-reflet « glass box »
CadranDégradé noir-bleu, satiné « fort », double gouge, échelle BPM
CompteursPetite seconde à 3 h, chrono 30 min à 9 h, noirs azurés
LuminescenceSuper-LumiNova TC1 bleue (heures et minutes)
MouvementCalibre Initial® Chronographe automatique, architecture à cames
Réglage6 positions
Fond6 vis, ouverture saphir
Étanchéité5 ATM (50 m)
BraceletCordura noir, système interchangeable
FermoirBoucle ardillon acier, logo fleur de lys
Prix6 950 € TTC
Disponibilité15 octobre 2026, édition permanente

Notre avis

On aime une marque qui ose raconter une histoire sans trahir l’horlogerie. La BPM ne se contente pas d’un nouveau coloris : elle détourne une vraie fonction, le pulsomètre, pour lui donner un sens neuf, et elle le fait avec un humour bienvenu dans un univers souvent trop sérieux.

Ce qui nous plaît : le concept BPM, ludique et parfaitement cohérent avec un chronographe ; le cadran dégradé, le plus réussi de la collection à nos yeux ; un mouvement maison au sourcing local revendiqué ; les proportions toujours aussi justes.

Ce qui nous retient : l’identité du partenaire suisse du calibre, toujours tenue secrète, et une réserve de marche qui n’est pas communiquée officiellement. Un bracelet acier en option aurait aussi élargi les usages.

Pour qui ? Les amateurs de musique électronique qui cherchent une montre de caractère, les fans de chronographes qui veulent sortir du tachymètre, et tous ceux qui veulent une vraie montre française pour leurs soirées comme pour leurs journées.

Pequignet Royale Paris Chrono BPM portée avec un pull beige
© Pequignet

FAQ — Pequignet Royale Paris Chrono BPM

Quel est le prix de la Pequignet Royale Paris Chrono BPM ?

Elle est proposée à 6 950 € TTC (prix public France) sur bracelet Cordura noir.

À quoi sert l’échelle BPM ?

Elle mesure le tempo d’un morceau en battements par minute. On lance le chronographe sur un battement, on compte 30 temps, on l’arrête : l’aiguille indique le BPM sur l’échelle du cadran.

Quel mouvement équipe la Royale Paris Chrono BPM ?

Le Calibre Initial® Chronographe, mouvement automatique à cames développé par la Manufacture Pequignet. C’est son cinquième calibre maison et son premier chronographe.

La Pequignet Royale Paris Chrono BPM est-elle une édition limitée ?

Non, c’est une édition permanente de la collection Royale Paris, disponible depuis le 15 octobre 2026.

Est-ce une montre française ?

Oui. Elle est conçue et assemblée à Morteau, dans le Doubs, par une manufacture labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant. Son calibre compte 72 % de composants d’origine française, sourcés à moins de 80 km de l’atelier.

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