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Rolex Sea-Dweller: La montre des profondeurs

by Le Blog à montres
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Contrairement à aux idées reçues, les montres de luxe commercialisées par Rolex sont plus que de simples accessoires de mode. Certaines d’entre elles ne sont d’ailleurs connues que pour leurs excellentes performances techniques et pour leur capacité à être de vrais outils de travail. Un modèle comme la Sea-Dweller est même l’une des meilleures représentantes de cette gamme de montres Rolex. Véritable montre-outil, son utilisation est avant tout réservée à un type de travailleur bien particulier.

Sommaire

Rolex Sea-Dweller: Un garde temps encore méconnu

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Dans le catalogue de la célèbre marque de montre de luxe Rolex, la Oyster reste à ce jour son modèle le plus vendu et le plus populaire, loin devant la Rolex Sea-Dweller. En témoigne la faible production enregistrée par cette dernière chaque année. Pourtant, ce modèle n’a rien à envier à ses confrères qui s’arrachent comme des petits pains sur le marché. Cela, pour la simple et bonne raison qu’il reste un produit destiné aux connaisseurs et aux collectionneurs. Il s’agit également d’une montre de qualité qui fait partie des montres privilégiées par les professionnels de la plongée à saturation.

La Rolex Sea Dweller n’est certainement pas le seul modèle de montre mis en vente par le constructeur suisse et qui vise en priorité les marchés de niche. Ce dernier a toujours misé sur le fait qu’il était indispensable d’équiper les professionnels de montres à la pointe de la technologie et susceptibles de fonctionner dans n’importe quelles conditions.

Ainsi, la marque a déjà eu par le passé à mettre au point une montre destinée aux médecins et aux personnels du corps médical. Celui-ci portait le nom de Tru-Beat et avait pour spécificité d’aider les membres du corps médical à être en mesure de déterminer avec précision les signes vitaux des patients. L’autre exemple connu de montre Rolex destinée à une corporation donnée est la Milgauss. Cette dernière disposait d’un certain nombre de propriétés anti-magnétiques qui aidaient les scientifiques dans leurs recherches.

La principale différence entre la Sea-Dweller et les modèles cités plus haut se situe au niveau de leurs longévités respectives. En effet, si plus de 50 ans après la mise en circulation du modèle préféré des plongeurs celui-ci continue d’être produit et vendu, les deux autres n’ont pas eu cette chance. Il faut dire que malgré leurs précisions et leurs performances exceptionnelles, ils n’ont pas su convaincre leurs cibles respectives.

En raison d’une vente jugée trop faible, ces montres ont fini par être retirées des boutiques de vente même s’il faut saluer le retour récent du modèle Milgauss destiné aux scientifiques. Ce dernier, depuis l’année 2007, est à nouveau produit et vendu par Rolex. Il faut croire que ce modèle a l’âme d’un phénix. À chaque fois qu’il meurt, il trouve le moyen de se rappeler aux bons souvenirs de ses admirateurs qui finissent d’une manière ou d’une autre par le ramener à la vie.

L’histoire d’un prototype devenu classique

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La Rolex Sea-Dweller reste une anomalie de l’histoire tout simplement parce qu’elle a su s’imposer comme un classique et pas juste un prototype de la marque. Pour comprendre cela, il faut faire un saut dans le temps et se replonger dans les années 1960. Cette époque était rythmée par la volonté des compagnies pétrolières de se lancer dans l’exploitation offshore. La plongée en eau profonde n’était certes pas aussi pointue qu’aujourd’hui, mais elle avait déjà fait des progrès très importants ceci grâce à l’utilisation d’un certain nombre de gaz qui permettait à l’homme d’atteindre des profondeurs inédites.

L’entreprise qui faisait figure de leader du domaine à cette époque était d’origine française et portait le nom de COMEX. Elle avait un savoir-faire unique en ce qui concerne la plongée à saturation et fabriquait elle-même la plupart de ses instruments. Cependant, elle éprouvait de grandes difficultés à mettre à la disposition de ses plongeurs des équipements adaptés à leur travail.

Le problème était particulièrement criard au niveau des montres de plongée. Ces dernières étaient incapables de supporter la pression liée aux profondeurs atteintes par les plongeurs. En plus de cela, elles étaient loin d’être adaptées à la plongée à saturation. En effet, cette dernière nécessitait l’emploi de l’hélium sous cloche afin de permettre aux plongeurs de respirer convenablement malgré la pression énorme des profondeurs. Cet hélium avait tendance à s’infiltrer à l’intérieur du boîtier des montres. La conséquence directe était qu’en cas de décompression en chambre hyperbare, le verre des montres finissait par être éjecté par la pression interne.

Pour remédier à cela, COMEX décida d’informer deux fabricants de montres des problèmes qu’elle rencontrait. Ces deux sociétés étaient toutes suisses et portaient respectivement les noms de Rolex et Omega. Elles étaient connues à l’époque pour la qualité de leurs montres en matière d’étanchéité. Une course à l’innovation commença entre les deux géants. Cette course fut remportée par Omega qui dès 1970 mit au point son modèle dénommé Seamaster 600 Ploprof. Celui-ci est bien sûr hermétique à un gaz comme l’hélium.

Rolex, de son côté, ne s’est pas laissé abattre pour si peu. Quelques mois plus tard, la marque mettait au point à son tour, son modèle doté de soupape à hélium et qui portait le nom de Sea-Dweller 1665. Cet événement marquera la naissance de ce qui est aujourd’hui l’un des classiques de l’univers mythique des montres de plongée.

L’évolution d’un exploit technique

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La première Sea-Dweller de l’histoire est donc celle qui porte l’inscription 1665. Surnommée la DRSD qui signifie en anglais « Double Red Sea Dweller », elle avait la possibilité d’atteindre des fosses que le parangon Submariner de l’époque ne pouvait égaler. Ainsi, la profondeur de 610 mètres tolérée par celle-ci était trois fois supérieure à celle pour laquelle était conçue la meilleure version de Submariner de l’époque. Son fameux surnom était tiré des deux lignes d’inscription de couleur tracées sur son cadran.

Cependant, à l’époque, la DRSD n’était pas le seul type de Sea-Dweller vendu par Rolex. La marque commercialisait également des Sea-Dwellers qui ne disposaient que d’une seule ligne d’inscription rouge. Contrairement aux « Double Red Sea Dwellers », ces « Single Red Sea Dwellers » ne disposaient pas tous de la fameuse valve servant à expulser l’hélium. Cette spécificité des « Single Red Sea Dwellers » de l’époque fait que celles-ci sont très rares et fortement recherchées par les collectionneurs. Un modèle de ce genre se vend aujourd’hui facilement aux enchères contre la coquette somme d’un million de dollars.

Revenons donc au modèle Double Red de la Sea-Dweller. Celui-ci se présentait avec un boîtier ayant un diamètre de 40 millimètres ainsi qu’une fenêtre de date disposée dans un coin de son cadran. Par contre, le fameux dispositif d’agrandissement qui porte le nom de « Cyclope » n’était pas disponible sur le modèle. Cette absence du dispositif phare de Rolex s’explique principalement par les conditions extrêmes pour lesquelles l’utilisation de la montre était prévue. En effet, à l’époque, le fabricant se servait d’une colle de faible adhérence pour lier son cyclope à ses montres. Or, avec la pression intense qui régnait dans les profondeurs, il y avait de fortes chances que le dispositif ne tienne pas longtemps. Ainsi, le fabricant a opté pour un modèle délesté de cette option.

Pendant près de dix années, le modèle DRSD de Rolex a connu différentes améliorations. Celles-ci étaient particulièrement focalisées sur les cadrans des montres. Ainsi, les premières DRSD sont dites de classe Mark 0 tandis que les plus récents appartiennent à la classe Mark 7.

La disparition des lignes d’inscriptions rouges

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La Sea-Dweller de Rolex n’a pas toujours arboré ses célèbres lignes rouges. Dès les années 1977, les DRSD ont cédé avec succès leurs places aux spécimens intitulés « 1665 Great White ». Empruntant leur nom à l’un des plus grands prédateurs du monde marin, ces derniers ont régné sur l’univers des montres de plongées de 1977 à 1983. Leur principale différence avec la DRSD vient donc du fait que les lignes rouges étaient remplacées par des lignes blanches.

À part cela, la montre en elle-même n’a pas beaucoup changé aussi bien techniquement que visuellement même si au niveau de la configuration, il y a eu quelques transformation notables. En effet, la « Great White » existe également sous différentes classes. Au nombre de quatre, ces dernières vont des Mark 0 aux Mark 4. Les Mark 2 furent les plus célèbres à l’époque et sont jusqu’aujourd’hui les plus recherchées de la série. Ceci, pour la simple raison que les mots des lignes du chronomètre sont dotés d’un alignement spécial.

La Great White n’a pas juste marqué la fin des lignes rouges. Elle fut également l’ultime de la série des Sea-Dwellers à posséder un cristal fait à partir de plexiglas et à véritablement être perçu comme étant un objet de collection.

La suite de la Great White a été prise en 1978 par la Rolex 1660. Cette dernière fut produite sur une période qui s’étend de 1978 à 1989 et tout comme la Sea-Dweller, elle dispose aussi de son propre surnom. Affublé du sobriquet « Triple Six », la Rolex 1660 viendra marquer une rupture nette avec les précédentes versions. Elle fait partie des premières montres du fabricant à disposer d’un cristal saphir. S’agissant des performances, elle est capable de résister à une profondeur de 1220 mètres. Profondeur qui fait le double de celle atteinte par les premières Sea-Dweller, annonçant au passage le futur du modèle.

Pour ce qui est du boîtier de la montre, celui-ci vit sa taille augmenter tout comme celle de la soupape servant à expulser l’hélium. La Triple Six bénéficie également d’un tout nouveau calibre et se distingue avec un disque dont le rendu argenté est remplacé par un rendu blanc.

Il existe fondamentalement deux catégories de Triple Six : les plus anciennes et les plus récentes. Les plus anciennes se font remarquer avec un cadran de couleur mat sur lequel sont peints les indices d’heures. Les plus récentes de leur côté se distinguent par un cadran brillant sur lequel viennent se placer des indices d’heures réalisés avec de l’or blanc. La référence la plus connue des récents Triples Six reste la Rolex 16660.

La Sea-Dweller est un modèle de montre Rolex qui a connu nombre de mutations au cours de son existence. Ainsi, à la suite de la Triple Six, le fabricant a sorti la version dite Rolex 16600. Apparue dès l’année 1989, celle-ci fut commercialisée jusqu’en 2009. En comparaison du « Triple Six », la Rolex 16600 n’a connu que très peu de changements. Cette dernière dispose aussi d’un verre réalisé avec du saphir offrant au passage les mêmes capacités en ce qui concerne la profondeur pouvant être atteinte. Par contre, elle dispose d’un calibre bien supérieur, le 3135, qui améliore grandement les prouesses techniques de la montre.

La Rolex 16600 est la version de Sea-Dwellers ayant été proposée par le fabricant pendant la plus longue durée. Une période de 20 ans pendant laquelle la version aura chaque fois très peu bougé. Les seuls changements notables se limitaient aux matériaux utilisés pour rendre la montre utilisable dans le noir le plus complet. Les premiers matériaux étaient du tritium qui a dû céder sa place à la Luminova qui sur la fin a été remplacée par le SuperLuminova.

Toujours plus loin dans les profondeurs

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En 2008, la version la plus vendue de Sea-Dweller céda la place à une autre version. Celle-ci est toujours commercialisée et porte le nom de Sea-Dweller Deepsea 116660. Le complément « Deepsea » qui accompagne cette version signifie en anglais « mer profonde« . Ainsi, la 116660 est l’une des plus résistantes Sea-Dweller jamais construites par Rolex. Elle est capable de résister à une profondeur de 3990 mètres. Avec une telle caractéristique, cette dernière peut supporter les abîmes les plus profonds.

Pour réussir ce tour de force, les ingénieurs de la marque ont opté pour un verre dont l’épaisseur vaut cinq millimètres. Ils ont également choisi un boîtier mesurant 44 millimètres de diamètre. Pour ce qui est des indices d’heures, ceux-ci utilisent une substance qui porte le nom de Chromalight. Grâce à cette dernière, la montre est capable de briller dans le noir le plus profond. Avec toute cette technologie, la montre défie les exceptionnelles pressions existant en eau profonde.

L’une des prouesses réalisées par la DeepSea remonte à mars 2012 et est rattachée au record de plongée battu par James Cameron. En effet, ce dernier avait à l’époque été capable de descendre de près de onze kilomètres en dessous de la mer à bord du Challenger Deep. Pour marquer de son sceau cet événement, la maison Rolex avait prévu de faire accompagner le vaisseau de Cameron par une DeepSea spéciale. Cette dernière, disposant d’un boîtier de 51 millimètres, avait été capable de résister tout le temps qu’a duré l’odyssée de James Cameron.

Deux ans plus tard, afin de graver à jamais dans le marbre cet exploit, Rolex décida de sortir une édition limitée de la DeepSea. Cette dernière portait le nom de « D-Blue Edition ». Elle se démarque par un cadran arborant un joli bleu dégradé.

Les Sea-Dweller modernes

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Si la Rolex 16600 détient le record de la Sea-Dweller la plus longtemps fabriquée, la Rolex 116600 par contre est celle qui a été la moins longtemps fabriquée. Cette dernière sortit de la fabrique de Rolex de 2014 à 2017, soit trois petites années où elle détiendra le titre de Sea-Dweller du moment. Elle se présente avec une lunette Cerachrom disposée sur un boîtier dont le diamètre est de 40 millimètres. Elle dispose également du fameux Chromelight qui lui offre une luminescence de couleur bleue. À ces innovations, s’ajoutent quelques aspects rétro des Sea-Dwealler comme les marques de chaque minute ou encore les indices d’heures surdimensionnés.

Le remplacement rapide de la 116600 porte la griffe de la version 126600 de la Rolex Sea-Dweller. Lancée en 2017, elle reprend quelques-unes des caractéristiques de la Rolex 116600. Ainsi, on retrouve sur cette dernière ce mix intelligent entre le style rétro et le style moderne. Par contre, cette version marque clairement un retour aux sources pour le modèle. En effet, les inscriptions rouges font leur grand retour sur la montre ce qui fait que le modèle rappelle très clairement les fameux prototypes de Sea-Dweller qui furent conçus il y a 50 ans pour COMEX.

Grâce aux progrès technologiques réalisés depuis les premières versions, les Sea-Dwellers ont désormais la fameuse loupe grandissante de date. En effet, la Rolex 126600 est rentrée en 2017 dans l’histoire comme étant la première Sea-Dweller à être dotée d’un cyclope. Sur la montre, ce dernier est réalisé à partir de saphir et non en plexiglas comme sur certaines Rolex. Le calibre de la Rolex 126600 est de son côté une version améliorée du calibre 3135 : le calibre 3235. Ce dernier offre à la montre une meilleure résistance aux phénomènes magnétiques, une plus grande puissance ainsi qu’une meilleure précision.

Conclusion

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La Sea-Dweller est une montre de Rolex qui fait aujourd’hui partie des incontournables de la marque. Pourtant à ses débuts, rien ne lui prédisait un pareil avenir. En effet, le premier modèle fut uniquement mis au point pour une clientèle restreinte et dans l’unique but de résoudre un problème ponctuel. Force est de constater que cinquante ans plus tard, il continue toujours de vivre à travers différentes versions.

Si le modèle n’est pas le seul de Rolex à bénéficier d’une telle longévité, il reste l’un des rares non-commerciaux à réussir un tel exploit. Il faut souligner que les exceptionnelles performances techniques de celui-ci ne sont pas du tout étrangères à la popularité du modèle aux yeux des collectionneurs. Ces derniers n’hésitent pas à investir de grosses sommes d’argent pour s’offrir certaines versions de la montre.

Ainsi, en 2012 une montre appartenant à la série dite Single Red a été adjugée pour une somme de 500 000 dollars. Un an plus tard, une autre Single Red connut presque le même sort. Cette dernière fut vendue pour un montant de 400 000 dollars.

Pour finir, il faut dire que les versions collector de la Sea-Dweller ne sont pas les seules à valoir leur pesant d’or. Une Sea-Dweller Deepsea par exemple se vend en magasin au prix de 11 250 euros. La D-Blue Edition de son côté s’arrache pour une somme de 11 550 euros, là où la Rolex 126600 vaut aujourd’hui 10 400 euros. Il n’y a aucun doute sur le fait que ces récentes versions de la Sea-Dweller puissent un jour valoir des sommes aussi folles que leurs illustres aînées.

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